« Marguerite si tu savais ! Ton patrimoine est menacé ! » scande sur l’air des lampions la foule rassemblée ce samedi 18 novembre devant la bibliothèque Marguerite-Durand, à Paris. Femmes, hommes, jeunes, vieux, associations, féministes, enseignants, journalistes, chercheurs… Ils sont nombreux à défendre ce fonds exceptionnel que la mairie de Paris veut délocaliser.

« Seule bibliothèque publique en France exclusivement consacrée à l’histoire des femmes, du féminisme et du genre, la BMD (Bibliothèque Marguerite-Durand) ne doit pas devenir invisible puis disparaître », explique le communiqué du collectif Sauvons la BMD. C’est lui qui a appelé à la manifestation de cet après-midi gris et froid, ce collectif dont certains membres affirment qu’ils n’hésiteront pas à s’enchaîner devant l’Hôtel de Ville de Paris s’il le faut pour sauver leur bibliothèque. Car la BMD, c’est bien plus qu’un lieu de lecture.

« J’ose espérer que la mémoire n’a pas un genre et ne se décline pas qu’au masculin ». Annick, enseignante

Pour beaucoup de femmes réunies ce 18 novembre, la bibliothèque Marguerite Durand est indissociable de la prise de conscience, dans les années 1960 et 1970, que les femmes, elles aussi, ont une histoire. « Des femmes de toutes disciplines s’y retrouvaient. Je me souviens de leur stupéfaction, quand l’une découvrait les lettres de Hélène Brion à Maleine Pelletier, l’autre des inédits de Rosa Luxembourg… Jusque là, tout nous était resté caché ! Sans la bibliothèque, où nous nous retrouvions, la découverte de ce ‘continent noir’ n’aurait pas été possible, ni le travail qui se fait actuellement sur l’histoire des femmes, » se souvient Liliane.

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