La bibliothèque possède plus de 1 100 titres de périodiques, féminins et féministes, essentiellement de la deuxième moitié du 19e siècle et du 20e siècle ; la moitié de ces titres environ sont français. Le nombre d’abonnements courants est d’une centaine de titres ; parmi ceux-ci, un choix de titres fait l’objet d’un dépouillement systématique, par sujets, depuis 1967, ce qui représente une ressource très appréciée des chercheurs.

Le fonds est particulièrement riche et cohérent pour la période qui va de la fin du 19e siècle aux années trente, pendant laquelle Marguerite Durand a pu rassembler des collections auprès des nombreuses personnalités féministes avec qui elle était en relation : on compte en effet 350 titres pour cette période, essentiellement consacrés aux droits des femmes, et particulièrement au droit de vote. Outre La Fronde, on peut citer Le Droit des femmes, fondé en 1869 par Léon Richer, La Citoyenne, fondée en 1881 par Hubertine Auclert, Le Journal des femmes fondé par Maria Martin en 1891, La Française, fondée en 1906 par Jane Misme, La Suffragiste, fondée en 1908 par Madeleine Pelletier.

Pour cette même période, il faut également souligner, à côté de ces « grands » titres, le nombre très important de revues, bulletins, journaux publiés par les associations féministes et féminines. Bien qu’ils fassent partie du fonds général des périodiques, on peut les considérer comme des archives émanant de ces associations.

La bibliothèque a pu compléter des collections lacunaires, pour certains titres, grâce aux périodiques du fonds Marie-Louise Bouglé de la BHVP, qui ont été microfilmés et peuvent être consultés sous cette forme à la BMD.

 

Les périodes antérieures (18e siècle et première moitié du 19e), sont également riches, avec la collection complète de La Spectatrice (1728-1729), journal « féministe » (bien que le terme ne soit pas encore employé) anonyme, généralement attribué à Anne-Marie Barbier, le Journal des dames, fondé en 1759, La Femme libre, revue saint-simonienne fondée en 1832 par deux jeunes ouvrières, Marie-Reine Guindorf et Désirée Véret ; après plusieurs changements de titres, la revue devient La Tribune des femmes et est dirigée par Suzanne Voilquin. La bibliothèque possède également plusieurs titres de 1848 : La Politique des femmes, L’Opinion des femmes, La République des femmes : journal des cotillons, et La Voix des femmes, premier quotidien féministe, fondé par Eugénie Niboyet (44 numéros de mars à juin 1848).

 

Quant à la presse féministe des années 1970, elle a été collectée de façon quasiment exhaustive ; parmi les nombreux titres de cette période, citons parmi les titres parisiens Le Torchon brûle (1970-1971), Elles voient rouge (1979-1982), Le Quotidien des femmes (1974-1976), Les Femmes s’entêtent (1975), Sorcières (1976-1981), Histoires d’elles (1977-1980), etc. et parmi de ceux de province : Marie-Colère (1977-1979) à Grenoble, Quand les femmes s’aiment (1978-1980) à Lyon ou Mais qu’est-ce qu’elles veulent (1977-1978) à Reims.

 

Outre les revues militantes, la bibliothèque possède tous les titres français et francophones d’étude et de recherche sur l’histoire des femmes, le féminisme et le genre, ainsi qu’une sélection de titres en langues étrangères.

 

(Photo: Bibliobs / Nouvelobs)

Catégories : Les richesses de la BMD

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