Unique en son genre, la bibliothèque Marguerite-Durand, consacrée à l’histoire des femmes, doit être intégrée à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris en 2018. Pour la sauver, un collectif s’oppose à son déménagement.

Une silhouette enveloppée de mousseline blanche. Une « douce blondeur ». Et, surtout, un regard déterminé. C’est ainsi que Marguerite Durand est représentée par le peintre Jules Cayron en 1897. La même année, celle qui fut d’abord actrice à la Comédie-Française lance La Fronde, journal féminin et féministe. Toute son équipe, directrice, coursières, typographes, est féminine. Aujourd’hui, chaque chercheur, étudiant, ou journaliste qui se rend à la bibliothèque Marguerite-Durand (BMD), dans le 13e arrondissement de Paris, peut contempler ce tableau. Il suffit de prendre l’ascenseur jusqu’au troisième étage du bâtiment, qui abrite aussi la médiathèque Jean-Pierre-Melville, et de s’installer dans une salle de lecture en mezzanine.

Quatre-vingt-cinq ans après l’ouverture de ce centre de documentation dédié à l’histoire des femmes et du féminisme et aux études sur le genre, c’est comme si Marguerite Durand continuait de veiller sur son grand œuvre. Mais elle n’est pas seule. Aujourd’hui, ses héritières se battent pour préserver l’autonomie de ce fonds d’archives spécialisé. La menace a commencé de poindre l’année dernière. La Mairie de Paris veut ouvrir la médiathèque Jean-Pierre-Melville le dimanche et créer un espace détente. Il faut donc récupérer la surface occupée par la BMD, que l’on prévoit d’installer d’ici juin 2018 dans les murs de la Bibliothèque historique de la Ville de Paris (BHVP).

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Catégories : La BMD dans les médias

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